La crise sanitaire de la COVID-19 augmente-t-elle le risque de troubles psychologiques ?

Q : Depuis le début de la pandémie du coronavirus, j’ai l’impression que quelque chose en moi est en train de lâcher, je suis souvent au bord des larmes, j’ai de la peine à me concentrer dans mon travail. Je n’avais pas connu ce genre de problème dans le passé. Dois-je consulter ou attendre que cela passe tout seul ?

R : Les demandes de consultations psychologiques ont explosé suite au climat d’incertitudes et aux changements imposés par les restrictions sanitaires. De nombreuses personnes qui n’auraient sans doute pas consulté ont besoin d’être aidées. En effet, elles sont exposées à un « dérapage » dans leur équilibre psychologique : le désordre émotionnel qu’elles éprouvent devient source d’angoisse, au lieu d’être perçues sereinement.

J’ai observé durant la crise pandémique que les demandes de consultation sont plus fréquemment formulées comme une inquiétude dans la perception de soi-même. Les troubles émotionnels, que ce soit une forme d’anxiété ou de dépressivité, sont présentés comme une sorte d’hypersensibilité qui déroute. Bien entendu, lors d’un premier entretien, nous pouvons relier cette souffrance à des éléments précis qui affectent la vie personnelle ou professionnelle. Mais ces préoccupations sur le « comment je me sens en moi-même » semblent résonner de manière plus forte dans le cadre des changements et des restrictions liés à la crise sanitaire, et l’on assiste peut-être à un besoin croissant d’être entendu dans un corps devenu bruyant, exprimant une souffrance en quête de sens. « Que m’arrive-t-il, je n’ai jamais été comme ça ? » Il apparaît alors urgent de trouver une écoute de ce qui tend à paralyser l’accès à ses propres ressources et qui donne cette impression que les petites choses du quotidien sont devenues un fardeau.

La perception de la souffrance est très personnelle et il n’est pas juste de banaliser lorsque l’on se sent mal, que cela dure, que cela affecte la vie normale, le sommeil, le rapport aux autres, le cours des pensées devenues sombres, vides, inquiétantes, parfois en détachement de la réalité extérieure, car s’il ne s’agit pas forcément d’un trouble psychiatrique, ce n’en est pas moins un entrave majeure qui empêche de vivre normalement. À l’image d’une voiture dont les amortisseurs seraient trop usés et qui pourraient amener le conducteur, même chevronné, à perdre le contrôle de sa tenue de route et à risquer l’accident.

Des changements dans le cours habituel de la vie sont toujours une source de stress. La question est de savoir si ce stress peut être suffisamment amorti pour réussir à y faire face sans être trop freiné dans son fonctionnement habituel, ce qui permet de préserver des aptitudes et un équilibre satisfaisant, ainsi qu’un bon sentiment d’exister. Mais dans certains cas, et il est souvent difficile de le prévoir, un cumul d’événements stressants, la durée des épreuves endurées, comme c’est malheureusement le cas dans la pandémie que nous devons traverser, provoquent une diminution de la capacité à supporter le stress accumulé, comme des amortisseurs usés qui peineraient à « encaisser » les chocs de la route, risquant de d’exposer à un accident.

Par conséquent, les signes alarmants qui témoignent du sentiment de ne plus conduire sa vie de manière satisfaisante, chargés de l’impression que les choses s’aggravent de jour en jour, comme dans un enlisement, méritent d’envisager sans tarder une consultation psychologique. Cela permet d’identifier la cause de ces difficultés en s’appuyant sur l’expertise du psychologue, comme le conducteur qui décide de confier sa voiture au garagiste. Cette démarche permet de pouvoir retrouver la confiance, de mieux digérer le stress et de trouver en soi les ressources qui permettent d’avancer malgré les obstacles inévitables qui peuvent surgir sur la route de la vie.

Adolescent en crise, confiance des parents

Q: Notre fils a 14 ans et nos relations deviennent difficiles, il refuse de nous parler et s’isole avec son téléphone. Une amie m’a conseillé d’utiliser un logiciel espion pour suivre ses conversations car son enfant avait de mauvaises fréquentations au même âge.

Psychothérapie : recette miracle ou cheminement ?

Q : J’aimerais pouvoir trouver très rapidement une solution à mes problèmes personnels sans avoir à m’engager dans un travail psychologique qui prenne du temps.

Échec scolaire

Q: Notre fils âgé de 15 ans est en échec scolaire. Il refuse toute aide. Que pouvons nous faire ?

Psy d’ados face au suicide

Q : Depuis quelque temps, notre fille a tendance à s’enfermer dans sa chambre. Elle a exprimé à plusieurs reprises qu’elle en a assez de tout, et qu’elle pense que ce serait mieux pour tout le monde qu’elle ne soit plus là. Nous sommes très inquiets, et aimerions savoir quelle attitude adopter.

Confinement et expérience des consultations en ligne

Q : Les consultations en ligne ont-elles la même valeur qu’au cabinet du psychothérapeute ?

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