Consultations psychologiques remboursées ? Quels tarifs ?

Q : Les traitements psychologiques sont-ils pris en charge par l’assurance maladie ?

R: L’assurance de base que nous avons en Suisse ne prend pas en charge les traitements chez un psychologue, contrairement aux consultations auprès d’un médecin psychiatre. Bien que les psychologues ayant suivi une longue formation en psychothérapie soient reconnus dans la loi sanitaire comme prestataires de services depuis quelques années déjà, les discussions au niveau fédéral n’ont pas abouti vers une normalisation du problème du remboursement entre les différents psychothérapeutes, selon qu’ils soient médecins ou psychologues. La situation est différente pour les assurances internationales qui ne distinguent généralement pas les soins donnés par un médecin ou par un psychologue.

Par conséquent seule l’assurance complémentaire, si vous en avez contractée une, peut participer aux frais chez un psychologue, et ceci dans les limites du contrat passé avec cette assurance qui relève du droit privé. Si c’est le cas, il est généralement nécessaire au début d’une psychothérapie de prendre contact avec votre assurance, qui parfois peut demander un mot de votre médecin traitant pour attester du début du traitement psychologique.

Dans tous les cas, la participation de l’assurance complémentaire est limitée, de quelques centaines à quelques milliers de francs par année civile. Les patients qui font le choix de consulter un psychologue participent par conséquent en partie aux frais, parfois en totalité. Cette démarche prend un caractère différent de celle qui passe par l’assurance de base lorsque le thérapeute est médecin, qui  est remboursé sur la base d’un diagnostic psychiatrique.

Le choix de consulter un psychologue spécialisé en psychothérapie est une démarche qui peut être considérée comme plus volontaire. Il n’y a en particulier pas de compte à rendre lorsque l’on en assume seul les frais (certaines personnes choisissent d’éviter les traces écrites d’un suivi médical de crainte que cela puisse les préjudicier, soit dans une démarche professionnelle, soit notamment dans la conclusion d’une assurance vie, auquel cas des renseignements précis peuvent réclamés auprès du psychothérapeute).

Cela conduit donc à des choix en fonction des moyens de chacun, mais aussi du sens personnel que l’on donne à cette démarche. Nombre de patients choisissent de financer eux-mêmes leurs séances dans la perspective d’un  travail au court terme, auquel cas cela permet parfois même quelques économies lorsque la franchise de l’assurance de base serait élevée. Pour d’autres, cette démarche est si importante et personnelle que le choix du thérapeute prévaut sur la question du remboursement, mais parfois cela implique de nouvelles priorités dans les dépenses annuelles. Cela varie donc en fonction de la situation économique et personnelle de chacun.

Le prix d’une séance est environ 200 francs, selon la durée.  Selon les cas il est possible de négocier un tarif selon les possibilité de financement, mais surtout en fonction du nombre de séances envisagées: une psychothérapie brève ne représente évidemment pas la même charge financière qu’une psychothérapie intensive qui pourrait durer plusieurs années. La question du financement n’est pour la plupart des personnes qui consultent pas évidente d’emblée, parfois il peut s’avérer nécessaire qu’au terme d’un travail préliminaire il faille poursuivre son cheminement avec un thérapeute remboursé. Toutefois l’expérience montre que la plupart des personnes parviennent à trouver un passage qui prenne en compte à la fois leurs désirs et leurs possibilités matérielles, d’autant plus qu’elles sont motivées à engager un travail pour se sentir mieux en elles. C’est l’un des points importants à discuter dans les entretiens préliminaires avec son psychothérapeute.

Comme un ancien patient a pu le confier avec le recul des années, se lancer dans cette aventure personnelle et psychothérapeutique a été l’un des meilleurs investissements qu’il ait pu faire dans sa vie.

 

 

 

Psychothérapie : quel coût ?

Q: Je risque de perdre mon emploi car je ne suis plus du tout à mon affaire dans mon travail depuis des mois. Mais j’hésite encore à consulter un psy, car j’ai entendu dire qu’une psychothérapie peut durer longtemps et coûter cher.

Est-il normal d’avoir des pensées folles ?

Q : Ne faut-il pas être un peu fou pour consulter un psy ?

Psychothérapie : recette miracle ou cheminement ?

Q : J’aimerais pouvoir trouver très rapidement une solution à mes problèmes personnels sans avoir à m’engager dans un travail psychologique qui prenne du temps.

Cabinet de psychothérapie privé ou service public ?

Q: Qu’est-ce qui change selon que je me dirige vers un cabinet de psychothérapie indépendant ou un centre de soins psychologiques du domaine public ?

Psychologue et foi religieuse, quel psy choisir ?

Q : Je suis pratiquante et je voudrais rencontrer un psychologue qui partage ma foi religieuse, mais une amie m’a dit que cela n’était pas nécessaire. Qu’en pensez-vous ?

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