Adolescent en crise, confiance des parents

Q: Notre fils a 14 ans et nos relations deviennent difficiles, il refuse de nous parler et s’isole avec son téléphone. Une amie m’a conseillé d’utiliser un logiciel espion pour suivre ses conversations car son enfant avait de mauvaises fréquentations au même âge.

R: Vous posez la question de la relation de confiance. Souvent les parents me disent qu’ils ne font plus confiance dans leur enfant devenu adolescent, et il n’est pas rare qu’ils accablent le jeune en lui disant qu’ils ne peuvent plus lui faire confiance, ce qui bien évidemment renforce chez lui le sentiment qu’il n’est pas digne de leur estime, après tout ce qu’ils ont fait pour lui… et qu’il est un enfant ingrat, et qu’au fond, mieux vaut qu’il aille chercher une attention plus favorable auprès des autres jeunes…

La confiance, je crois, est d’abord la confiance que les parents trouvent dans ce qu’ils sont eux-même dans leur identité d’adulte, et dans leur capacité à supporter cette période ma foi souvent ingrate quand les enfants ne s’intéressent plus à ce qu’ils avaient l’habitude de proposer dans la vie de famille… Durant cette période, il est primordial pour les jeunes qu’ils puissent laisser leurs parents un peu de côté, sans avoir l’impression que ceux-ci ne les rejettent. Les parents peuvent se sentir au fond d’eux-même comme abandonnés par leur propre enfant, en éprouver de la colère, mais il importe de comprendre et de pouvoir dépasser ce vécu douloureux, car leur capacité de traverser cette crise qui est aussi celle du milieu de leur vie donne ouvre un espace dans les relations de familiales qui aide leur enfant à faire face à tous les défis des années troublantes de son adolescence.

Lorsque ses parents, parfois durement éprouvés, « tiennent le coup » et qu’ils réussissent à trouver des ressources en eux-même, dans leur couple, avec leurs amis, avec l’aide d’un psychothérapeute parfois, alors le jeune peut s’approcher d’eux sans crainte de se sentir accusé ou rejeté. Car il reste extrêmement sensible au regard de ses parents sur lui, dans leur capacité d’accepter qu’il ait besoin impérieux d’un espace propre, d’un langage parfois différent (comme le verlan), d’une manière différente de s’habiller, etc. Cela ne signifie pas qu’il faille tout accepter, mais une relation de confiance se développe et prend de la profondeur lorsque l’adolescent ressent cette générosité chez ses parents qui réussissent à l’aimer et à l’estimer dans ce qu’il devient, avec son corps, ses opinions et une manière de vivre qui viennent bousculer les habitudes de la vie de famille.

Pour avancer vers son autonomie d’adulte, il doit construire son propre système de repères, développer son intimité, et trouver une autonomie en faisant des expériences nouvelles à distance du monde coutumier des parents. C’est pourquoi exercer un contrôle excessif et qui plus est à son insu, comme votre amie semble l’avoir fait en espionnant son fils, ne peut que le forcer à s’éloigner radicalement de ses parents, par quelque moyen que ce soit, parfois au risque de sa santé et de son développement. En cas d’inquiétudes et si le dialogue avec votre enfant est rompu, une consultation chez un psychologue spécialisé pour les questions liées à l’adolescence permet autant aux parents qu’au jeune de trouver des mots pour mieux se comprendre et vivre ensemble.

Durée d’une psychothérapie

Q: Quelle est la durée moyenne d’une psychothérapie ?

Psychothérapie : recette miracle ou cheminement ?

Q : J’aimerais pouvoir trouver très rapidement une solution à mes problèmes personnels sans avoir à m’engager dans un travail psychologique qui prenne du temps.

Adolescent en crise, confiance des parents

R: Vous posez la question de la relation de confiance. Souvent les parents me disent qu’ils ne font plus confiance dans leur enfant devenu adolescent, et il n’est pas rare qu’ils accablent le jeune en lui disant qu’ils ne peuvent plus lui faire confiance, ce qui bien évidemment renforce chez lui le sentiment qu’il n’est pas digne de leur estime, après tout ce qu’ils ont fait pour lui… et qu’il est un enfant ingrat, et qu’au fond, mieux vaut qu’il aille chercher une attention plus favorable auprès des autres jeunes…

La confiance, je crois, est d’abord la confiance que les parents trouvent dans ce qu’ils sont eux-même dans leur identité d’adulte, et dans leur capacité à supporter cette période ma foi souvent ingrate quand les enfants ne s’intéressent plus à ce qu’ils avaient l’habitude de proposer dans la vie de famille… Durant cette période, il est primordial pour les jeunes qu’ils puissent laisser leurs parents un peu de côté, sans avoir l’impression que ceux-ci ne les rejettent. Les parents peuvent se sentir au fond d’eux-même comme abandonnés par leur propre enfant, en éprouver de la colère, mais il importe de comprendre et de pouvoir dépasser ce vécu douloureux, car leur capacité de traverser cette crise qui est aussi celle du milieu de leur vie donne ouvre un espace dans les relations de familiales qui aide leur enfant à faire face à tous les défis des années troublantes de son adolescence.

Lorsque ses parents, parfois durement éprouvés, « tiennent le coup » et qu’ils réussissent à trouver des ressources en eux-même, dans leur couple, avec leurs amis, avec l’aide d’un psychothérapeute parfois, alors le jeune peut s’approcher d’eux sans crainte de se sentir accusé ou rejeté. Car il reste extrêmement sensible au regard de ses parents sur lui, dans leur capacité d’accepter qu’il ait besoin impérieux d’un espace propre, d’un langage parfois différent (comme le verlan), d’une manière différente de s’habiller, etc. Cela ne signifie pas qu’il faille tout accepter, mais une relation de confiance se développe et prend de la profondeur lorsque l’adolescent ressent cette générosité chez ses parents qui réussissent à l’aimer et à l’estimer dans ce qu’il devient, avec son corps, ses opinions et une manière de vivre qui viennent bousculer les habitudes de la vie de famille.

Pour avancer vers son autonomie d’adulte, il doit construire son propre système de repères, développer son intimité, et trouver une autonomie en faisant des expériences nouvelles à distance du monde coutumier des parents. C’est pourquoi exercer un contrôle excessif et qui plus est à son insu, comme votre amie semble l’avoir fait en espionnant son fils, ne peut que le forcer à s’éloigner radicalement de ses parents, par quelque moyen que ce soit, parfois au risque de sa santé et de son développement. En cas d’inquiétudes et si le dialogue avec votre enfant est rompu, une consultation chez un psychologue spécialisé pour les questions liées à l’adolescence permet autant aux parents qu’au jeune de trouver des mots pour mieux se comprendre et vivre ensemble.

Psychothérapeutes : comment choisir son psy à Genève ?

Q : Je souhaiterais consulter un psychothérapeute mais l’annuaire de psychothérapeutes à Genève est si touffu que je m’y perds. Pourriez-vous me guider dans ce choix ?

La crise sanitaire de la COVID-19 augmente-t-elle le risque de troubles psychologiques ?

Q : Depuis le début de la pandémie du coronavirus, j’ai l’impression que quelque chose en moi est en train de lâcher, je suis souvent au bord des larmes, j’ai de la peine à me concentrer dans mon travail. Je n’avais pas connu ce genre de problème dans le passé. Dois-je consulter ou attendre que cela passe tout seul ?

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